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 Emotionless [libre]

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Shuro Yagami
Barman
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MessageSujet: Emotionless [libre]   Sam 14 Juin - 20:51


Incroyable ce que les choses pouvaient ne pas être comme il le voulait. Il avait beau être loin, il ne cessait de penser a son ancienne vie, a ce qu’il avait perdu depuis tout petit. A chaque coup qu’il avait pu prendre. En vérité, il n’en pouvait plus, se sentant débordé malgré certaines affections qu’on pouvait lui porter. Il avait déjà recommencer sa vie alors le refaire reviendrait au même. Comment fait on pour vivre quand on se sent étranger a notre propre carcasse? Comment fait on quand ça n’ est pas nous que l’on vois dans la glace? Quand tout s’écroule tout autour de nous? Pourquoi ne pas nous laisser nous en aller. Partir pour ne plus revenir. Il n’en, pouvait plus de tout ça, tous ces artifices, ces désillusions. Pourquoi la vie était-elle comme ça? N’avait il pas le choix dans chacun des pas qu’il faisait? Tout lui semblait dicter alors qu’il n’avait plus personne au dessus de lui. Bientôt, il perdrait son job, la seule chose qui le reliait a une vie dite normale. Et pourtant il n’avait aucune envie de stopper la chute. L’asphyxie semblait avoir pris son corps entier. Il manquait d’air et semblait ne pas avoir assez d’espace./ pourtant il était seul, absolument seul, alors comment pouvait il ne pas avoir assez d’espace. N’en avait-il pas justement trop? Pourquoi rester insatisfait alors que l’on a ce que l’on voulait? Les choses ne pouvaient elles pas se calmer, se caler dans sa tête? Pourquoi tellement de différences? Ne pouvait il pas vivre, tout simplement ou lui était-ce interdit depuis sa naissance, comme un don que l’on aurait oublier de lui faire. Un nom et des souvenirs, voilà tout ce qui lui restait. Pourtant, si ça avait beau compter pour lui, il aurait aimer s’en débarrasser, comme de l’attachement qu’il commençait a avoir pour certaines personnes ici. Peur qu’on le laisse et pourtant ce besoin récurant de s’éloigner. Toujours un peu plus, comme s’il préférait se tuer plutôt que de voir rien que de l’amitié dans le regard d’un autre. Il les feraient souffrir, pourquoi ne pas en finir maintenant? Il ne serait jamais un humain a proprement dit. Pourtant débordant d’émotions, de sentiment et, surtout, d’une immense souffrance mêlée d’une tristesse incurable, il n’était qu’un monstre a ses propres yeux comme a ceux de bien trop de monde. Malgré cette étrange bonté qui émanait de lui, il n’avait que cette impression de n’avait apporter que le mal. Il n’était pas quelqu’un de bien, voilà tout. Hais par la société, sa famille, et ses anciens proches, il n’était plus rien. Ayant tout perdu, il ne savait reconstruire, errant sans trop savoir pourquoi, il animait un semblant de vie mais se sentait plus brisé a chaque jours qui passait. Il avait fini par comprendre qu’il était mort il y avait quelques années déjà. Plus qu’une ombre, voilà tout.

Sa vie même n’était qu’un mensonge.

Traînant sur les vieux doc, le jeune homme serrait les dents, voilant un peu plus en finir a chaque pas. Cette haine qu’il avait développée durant tant d’année sortait doucement, le perdant un peu plus. La haine de lui même. Il faisait nuit depuis un moment déjà et une douce brise soulevait quelques une de ses mèches. Pourtant le calme de la nuit n’aurait jamais suffis a lui rendre le sien pourtant habituel. Alors, sans même qu’il n’est compris pourquoi il avait fait ça, pourquoi il craquait, son poing s’abattit sur un mur, en face de l’eau. Il était protéger des passants mais pas de quelqu’un qui aurait été alerté par le bruit. Mais il n’y faisait pas attention, de toute façon, personne ne se promenait ici a cette heure ci. Ses coups s’enchaînèrent alors contre le mur, déchirait sa peau là ou les coups étaient encaissés. Bientôt, le sang coulait abondamment et il du s’arrêter. Le souffle court, il sortit un flingue de son dos et en retira presque toutes les balles. Une demeura. Il le braqua alors sur sa tempe. Son regard aurait bien pu être celui d’un dément vu toute la haine qui y régnait. Mais une profonde tristesse surpassait tout ça. Il n’en pouvait plus. De tout, mais surtout de lui même. De ces rêves la nuit, de ces souvenirs, de ces marques sur son corps. Il voulait juste tout lâcher. Les paupières alors closes, il resta comme ça, appuyer sur le mur ou son sang coulait doucement, le canon sur la temps et la chemise mouillée de rouge. Le vent soufflait un peu plus fort mais la température était agréable bien qu’un peu fraîche. S’il n’avait pas été là pour tromper la quiétude de la nuit, le coin aurait été agréable. Mais il était là, totalement immobile, comme attendant quelque chose. Le courage? Non, ça il n’en avait pas besoin, il était là depuis bien longtemps. Alors quoi? Il n’en savait strictement rien.
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